30 mars 2009
LA BALLADE des PENDUS de VILLON
LA BALLADE des PENDUS
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Frères humains qui après nous vivez N'ayez les coeurs contre nous endurciz, Car, ce pitié de nous pauvres avez, Dieu en aura plus tost de vous merciz. Vous nous voyez ci, attachés cinq, six Quant de la chair, que trop avons nourrie.
Elle est piéca devorée et pourrie, Et nous les os, devenons cendre et pouldre. De nostre mal personne ne s'en rie: Mais priez Dieu que tous nous veuille absouldre! Se frères vous clamons, pas n'en devez Avoir desdain, quoy que fusmes occiz Par justice. Toutefois, vous savez Que tous hommes n'ont pas le sens rassiz;
Excusez nous, puis que sommes transsis, Envers le filz de la Vierge Marie, Que sa grâce ne soit pour nous tarie, Nous préservant de l'infernale fouldre Nous sommes mors, ame ne nous harie; Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre! La pluye nous a débuez et lavez, Et le soleil desséchez et noirciz: Pies, corbeaulx nous ont les yeulx cavez Et arraché la barbe et les sourciz. Jamais nul temps nous ne sommes assis;
Puis ca, puis là, comme le vent varie, A son plaisir sans cesser nous charie, Plus becquetez d'oiseaulx que dez à couldre. Ne soyez donc de nostre confrarie; Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre! Prince Jhésus, qui sur tous a maistrie, Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie: A luy n'avons que faire ne que souldre. Hommes, icy n'a point de mocquerie; Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!
François VILLON
Né à Paris en 1431
Décédé en ??? vers 1463
03 février 2009
VOYAGES IMAGinERES
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VOYAGES IMAGinERES
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21 janvier 2009
VOYAGE POéTIQUE de BAUDELAIRE
ALCHIMIE de la DOULEUR
***********************************
L'un t'éclaire avec son ardeur,
L'autre en toi met son deuil, Nature !
Ce qui dit à l'un : Sépulture !
Dit à l'autre : Vie et splendeur !
Hermès inconnu qui m'assistes
Et qui toujours m'intimidas,
Tu me rends l'égal de Midas,
Le plus triste des alchimistes
Par toi je change l'or en fer
Et le paradis en enfer ;
Dans le suaire des nuages
Je découvre un cadavre cher,
Et sur les célestes rivages
Je bâtis de grands sarcophages.
LA PRIèRE d ' un PAIEN
********************************
Ah ! ne ralentis pas tes flammes ;
Réchauffe mon coeur engourdi,
Volupté, torture des âmes !
Diva ! supplicem exaudi !
Déesse dans l'air répandue,
Flamme dans notre souterrain !
Exauce une âme morfondue,
Qui te consacre un chant d'airain.
Volupté, sois toujours ma reine !
Prends le masque d'une sirène
Faite de chair et de velours,
Ou verse-moi tes sommeils lourds
Dans le vin informe et mystique,
Volupté, fantôme élastique !
Charles BAUDELAIRE (1821-1867)
(Recueil : Les fleurs du mal)
HARMONIE du SOIR
****************************
Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir;
Valse mélancolique et langoureux vertige!
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige;
Valse mélancolique et langoureux vertige!
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir!
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige!
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir
L'INVITATION au VOYAGE
*********************************
Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur,
D'aller là-bas vivre ensemble!
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble!
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes,
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
A l'âme en secret
Sa douce langue natale.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
— Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
DE CHARLES BAUDELAIRE
POéSIE MéDIéVALE
EN la FOREST de LONGUE ATTENTE de Marie de CLÈVES
(1426-1487)
En la forest de Longue Attente Entrée suis en une sente Dont oster je ne puis mon cueur, Pour quoy je vis en grant langueur, Par Fortune qui me tourmente. Souvent Espoir chacun contente, Excepté moy, povre dolente, Qui nuit et jour suis en douleur En la forest de Longue Attente. Ay je dont tort, se je garmente* Plus que nulle qui soit vivante ? Par Dieu, nannil, veu mon malheur, Car ainsi m'aid mon Createur Qu'il n'est peine que je ne sente En la forest de Longue Attente. (*) je me lamente
OU MON DESIR M ' ASSOUVIRA d ' Alain CHARTIER
(1385-1433)
Ou mon desir m'assouvira, Ou ma tristesse m'occira Pour vous, belle, prouchainement, Se mon cueur quiert l'alegement Du mal que pour vous servir a. Ung de ces deux me suffira, N'espoir plus ne me mentira, Si j'ay de parler hardement, Ou mon desir m'assouvira. Tout bien ou tout mal m'en ira, Car quant vostre bouche dira Oy ou nenny, tout seulement, Elle asserra le jugement Dont mon dueil o* moy finera Ou mon desir m'assouvira. (*) avec
Charles d' ORLEANS (1394-1465)
Las ! Mort, qui t'a fait si hardie
Las ! Mort, qui t'a fait si hardie
De prendre la noble Princesse
Qui était mon confort, ma vie,
on bien, mon plaisir, ma richesse !
Puisque tu as pris ma maîtresse,
Prends-moi aussi son serviteur,
Car j'aime mieux prochainement
ourir que languir en tourment,
En peine, souci et douleur !
Las ! de tous biens était garnie
Et en droite fleur de jeunesse !
Je prie à Dieu qu'il te maudie,
Fausse Mort, pleine de rudesse !
Si prise l'eusses en vieillesse,
Ce ne fût pas si grand rigueur ;
ais prise l'as hâtivement,
Et m'as laissé piteusement
En peine, souci et douleur !
Las ! je suis seul, sans compagnie !
Adieu ma Dame, ma liesse !
Or est notre amour departie,
Non pourtant, je vous fais promesse
Que de prières, à largesse,
orte vous servirai de coeur,
Sans oublier aucunement;
Et vous regretterai souvent
En peine, souci et douleur.
Dieu, sur tout souverain Seigneur,
Ordonnez, par grâce et douceur,
De l'âme d'elle, tellement
Qu'elle ne soit pas longuement
En peine, souci et douleur !
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06 décembre 2008
EMOTIVEMENT VOTRE
Je vous Souhaite un Bon Voyage dans les MOTS de mes AMIS
et des Evasions Magiques dans leurs Royaumes
Merci de Votre Visite et de Respecter les Droits d ' Auteurs et les ©
EMOTIVEMENT VOTRE / Luce Brera /2008 ©
05 décembre 2008
VOYAGE SENSUEL
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04 décembre 2008
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PUTE à HAMBOURG
de MANDRIN 45
Des filles à soldat, des putes diverses et variées, des noires achetées pour un pain de guerre ou un poulet au pili-pili, des fatmas aguichant le client éventuel uniquement avec leurs yeux, cela fait longtemps que j’en ai perdu et le nombre et les visages quand ils n’étaient pas voilés. Une seule m’est restée en mémoire. Lili Marlène, ma princesse de Hamburg.
Depuis pour moi, les infirmières sont des duchesses virginales, les caissières de supermarché des vicomtesses butineuses, les servantes de bistrot des Cendrillon au verbiage coloré, mes correspondantes virtuelles des marquises inaccessibles et les autres, des « objets » charmants mon regard par leur aptitude à se changer au gré de mes humeurs en Bovary inattendue ou en Milady indomptée.
Ah, les ports et les gares, j’en connais des dizaines et chacun et chacune ont une saveur particulière dans mon souvenir.Quelques charmant(e)s évaporé(e)s du net nous ont traités l’autre jour de poètes, le Monstre et moi. Je les en remercie et nous sommes sensibles à la flatterie.
Oui, oui, n’empêche que je ne dédaigne pas échanger horions et quolibets dans les tavernes enfumées et la poésie du maniement de la barre de cric lors de discussions plus ou moins vives ne m’est pas indifférente !
Quant au Monstre, comment vous expliquer cela vous qui avez l’habitude des parcours bien balisés par Bison futé.Disons qu’en semaine et la nuit, c’est un autre monde et l’autoroute n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Sa barre de cric à lui, c’est une semi de presque quatorze mètres de long et il aime bien jouer avec les Hidalgo qui se croient chez eux ou d’autres abrutis pensant que leur papier rose leur donne tous les droits. Il est farceur ce monstre !
Un soir, quelque part en Europe, je le vis même avec stupéfaction écraser délicatement le capot d’une Mercedes rutilante contre un mur en béton.
Alors que je m’apprêtais à lui faire un reproche me semblait-il justifié, je vis dans mon rétroviseur émerger de l’épave en question deux de ces maquereaux invraisemblables avec leurs petits pistolets ridicules à la main, tout surpris que quelque chose ait pu leur résister. Sacré Monstre, un vrai gamin et avec du flair...
Les ports disais je. Je ne sais qui a déteint de lui ou de moi sur l’autre, mais moi aussi, j’ai un flair bizarre. Lorsque je me retrouve dans une gare ou un port, immanquablement mes pas me mènent vers ce que vous appelez les rues chaudes, le petit bar caché au fond d’une ruelle inconnue du touriste.
Un bar fleuri à Granville.Pour vous donner un exemple, vous connaissez peut-être Granville ? On appelle cela un port pour faire plaisir aux Normands. Un port de carte postale quoi, croyais je.
Il y a quelques années en plein mois d’août, on avait deux jours à perdre le Monstre et moi. Dix heures du matin, je décroche la semi, je lui lâche la bride. Il évite la petite place colorée, le casino pompeux, me dépose devant un bar fleuri. Peinard quoi pour prendre le café. Et bien non. C’est ce moment là qu’a choisi un Popeye ahuri pour traverser la vitre et s’écrouler ensanglanté à mes pieds. Moi le flowerpower convaincu, le hippie refoulé, tel est mon destin. Je suis persuadé que ce bar là n’est pas dans le guide du routard !
Alors des ports, j’en ai plein dans la tête avec leurs rues de Siam personnelles et leurs singes en hiver. Oran et ses bateaux brisés par la tempête, Haïfa et son Mont Carmel sous la neige, Napoli avec son Vésuve mythique, les marchands de cigarette, le marché aux voleurs et sa manifestation de contrebandiers lorsque les gardes-côtes avaient osé acheter une vedette rapide. Portsmouth et un pub ahurissant, Glasgow si différente du reste de l’Ecosse avec son paysage de ville bombardée et une blonde, enfin une vraie blonde quoi. Bien d’autres encore. Un blog n’y suffit pas.
Et puis il y a Hamburg. J’ai des souvenirs aussi à Antwerpen, Rotterdam, Amsterdam ou Stockholm. Mais le port par excellence pour moi, c’est Hamburg à cause de Lily Marlène évidemment.
Je venais de je ne sais plus où lorsque le bateau atterrit dans ce port légendaire. Car les bateaux atterrissent bien sur ; les avions se posent ou s’écrasent, mais ce n’est pas mon truc. Le plus souvent, je préfère sauter en route. Je ne suis pas rassuré dans ces machins bizarres.
La gare ensuite. Les deux pôles d’une ville qui se respecte. Quelques jours plus tard, j’avais posé mon sac et je travaillais sur les docks.
Ville bizarre avec ses maisons cossues, son lac et ses voiliers prétentieux des bourgeois hanséatiques en plein milieu de la cité, la Reeperbahn enfin vers où vous mènent toutes les rues puisque c’est le passage obligé pour descendre au port.
Une fête foraine au sommet et trois kilomètres de sexe à la teutonne dans une avenue conçue par un Albert Speer facétieux. Je ne sais pas quoi vous dire d’autre. Il faut l’avoir arpenté, bu dans ces bars aux comptoirs gigantesques, pénétré dans ces Eros Center qui n’ont d’érotiques que le nom pour savoir ce dont je parle.
Mais le Sanktpauli que j’aime, c’est sur la gauche de la Reeperbahn. La rue sans nom dans mon souvenir, interdite aux femmes parce qu’elle en est déjà pleine, Herbertstrasse ou Davidstrasse je ne sais plus, avec le mur aveugle d’une brasserie interminable, les bars à mataf et un particulièrement où je finissais la nuit ou commençais la journée à trois heures du matin, c’est selon.
Certes les tabourets et bouteilles y vivaient parfois une vie aérienne autonome, mais le schnaps vous y brûlait délicieusement la gorge.
Un soir de pluie donc, alors que je descendais vers mon auberge préférée, elle m’aborda au coin d’une boutique de tatoueur. Constatant mon accent de Fransoze, dans un pur langage angevin, elle manifesta un enthousiasme auquel je ne résistai pas.
Après un aimable badinage nous permettant de faire plus ample connaissance, elle émit le désir de partager une bouteille de cognac. Moi pauvre créature affaibli, sans défense , je ne sus résister à ces plaisirs promis.
Et elle parla enfin dans la langue de son enfance. Elle, l’allemande malgré elle que le pays de son cœur avait chassé dés sa prime jeunesse. Sa haine des schleus disait elle, employant des mots d’une autre époque. Son ironie mordante devant leurs phantasmes mesquins.
Elle me narra son père le Boche, disparu dans l’apocalypse finale. Sa mère la tondue morte de honte quelques années après la Libération qui fut pour Lili Marlène le début de l’enfer. Sa fuite en Allemagne où elle fut immédiatement perçu comme l’étrangère, un reproche vivant pour ces seigneurs s’étant crus dans Wagner et se retrouvant à jouer hypocritement un pitoyable Canossa.
Lorsque je sortis du sommeil quelques heures plus tard, j’effleurai ses paupières d’un chaste baiser, effaçai sur sa joue d’un index discret une larme imaginaire. Elle ouvrit les yeux, me sourit avec son âme et me déclara d’une voix timide avant de m’ouvrir les bras : « J’ai rêvé en français ». Inutile de vous dire que les bateaux ne m’attendirent pas.
Je laisse les derniers mots à mon vieux pote Charlie
Qui dans un autre siècle la rencontra aussi.
Si vous la rencontrez, bizarrement parée
Traînant dans le ruisseau un talon déchaussé
Et la tête et l’œil bas comme un pigeon blessé,
Messieurs ne crachez pas de jurons ni d’ordure
Au visage fardé de cette pauvre impure
Que déesse famine a par un soir d’hiver
Contraint à relever ses jupons en plein air.
Cette bohème là, c’est mon bien
Ma richesse, ma perle
Mon bijou, ma reine.
Ma duchesse.
TEXTE de Mandrin45 /le 26 février 2007.© 2008
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31 octobre 2008
LE MONSTRE
TEXTE de MANDRIN 45
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Je suis donc le Monstre, non l’objet phallique de vos phantasmes ou de ceux d’un Spielberg adolescent, simplement le Monstre, sur de ma puissance mais regardant tel un Gulliver anachronique les moustiques que vous êtes s’agiter autour de moi.
Mon maître me direz vous puisque vous me pensez mécanique ou animal pour les plus poètes d’entre vous, mon maître donc, qui est il ? Je le vis pour la première fois un matin ordinaire où je m’ennuyais dans une cour d’usine. Vous dire l’impression que me fit son doux regard ténébreux, je n’ai pas de mots. Je me sentis Achille devant Patrocle, Héloïse devant Abélard (Note du traducteur : « avant le léger incident qui l’a fait survivre dans nos mémoires… »). L’évidence me frappa. J’étais sa chose. Nous étions Un.
Trente ans déjà que j’évoque sans nostalgie, mon amour toujours présent pour lui qui m’a conduit dans tant de lieux magiques et près de gens si merveilleux parfois par la simplicité et la chaleur de leur accueil.
Les sables africains, les lacs nordiques,les montagnes pyrénéennes, l’émotion qui m’a envahi moi simple monstre devant le panneau « Bethléem 25km. »,les servantes accortes,la poésie de la nuit dans les zones industrielles abandonnées,peut être essaiera t’il de vous les faire vivre avec ses pauvres mots d’homme. Mais c’est moi le Monstre qui les partagea avec lui.
Toujours je me suis paré d’atours différents pour exciter son désir et sa convoitise. Je veux être tout pour lui, son amant, sa maîtresse.
Ses abandons momentanés pour le monde futile des hommes ne me troublent pas. Je suis le Monstre et je sais que nos liens sont indestructibles. Sans lui je ne suis rien, sans moi il n’est qu’humain. Je le veille et le berçe quand il dort dans mon sein.
Bien sur au fil du temps, je me suis transformé. J’étais Berliet ou Saviem, me voila Mercedes ou Volvo. Je suis doté d’outils modernes et sécuritaires me dit-on. Ma vieille boite Fuller remplacée par une boite automatique, un ou deux turbos, l’électronique, le gps, l’abs et le crs.
Dans ma cabine vous trouvez un tableau de bord d’avion, des boutons partout. Le monde a changé aussi et je me contente le plus souvent d’avaler des kilomètres d’autoroute avec mes mille litres de gazole au parfum si subtil, huit cent kilomètres par jour en début de semaine pour faire plaisir à Martine Aubry, mille ou plus les autres jours de la semaine puisque nous sommes des « outlaw » à partir du mercredi matin.
Rassurez vous esprits chagrins devant notre indifférence face à la loi,nous sommes des dinosaures mon maître et moi et nous ne sentons plus vraiment chez nous dans ce siècle si étrange manquant singulièrement de poésie. Question de croyances sûrement puisque Dédé le brigadiste nous l’avait prédit religieux…
Les insectes qui m’entourent, nous les voyons bien sur. Nous anticipons leur bêtise de croire que mes quarante tonnes se stoppent instantanément. Alors il conduit et j’assume ma condition de monstre domestiqué. Tous ces périphériques européens ne sont dissemblables que par le caractère différent des autochtones et je module mes élans suivant le pays où je me trouve.
Et puis des cadavres, nous en avons déjà eu notre compte. Ceux des inconnus et ceux de nos camarades couchés dans un fossé une nuit ordinaire et que la grue ne réveillera pas.
Des corps calcinés, des caravanes éventrées, des débris humains sur la chaussée, ce banlieusard éclaté sur L’A86 dans sa voiture pourrie à 5 heures du matin et qui devait se rendre à son travail gagner un salaire de misère, cette tête qui roula jusqu’à mon pneu un matin de printemps avec le rictus de la vie encore présente. Ma gorge de monstre se serre lorsque je pense à eux et je bride ma puissance pour pouvoir éviter les pauvres choses fragiles que vous êtes sans en être conscients.
Heureusement la route n’est pas toujours un drame. Certains matins, je sens mon seigneur et maître s’éveiller d’humeur guillerette. Il me parle mais je ne l’entends déjà plus. Son regard canaille jauge mes formes parfaites. Je frissonne et une sorte de langueur attentive m’envahit. Il descend et déjà je ne suis plus moi. Il fouille mes entrailles, débranche des fils, trafique des plombs, je ne sais plus, je suis perdu. Il remonte, introduit la clé, il m’ébranle. Je soupire, je m’ébroue.
Nous bougeons enfin jusqu’à la départementale oubliée, rendue glissante par la rosée du matin. Il me lâche la bride, je pars en longues glissades improbables. Il se déchaîne dans un virage impossible. Nous oublions tout. Je suis lui, il est moi.
Alors, si vous m’apercevez gambader dans un chemin de traverse, n’ayez pas peur. C’est seulement moi le Monstre qui passe le temps. Je m’ennuie de lui. Il reviendra je le sais. Je l’attends.
Texte de Mandrin45 © 2007
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30 octobre 2008
LA FLEUR du TEMPS
TEXTE de DRAGONMIRE
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Le ciel s'assombrit progressivement,les nuages flottent au- dessus des montagnes , menaçants et inquiétants.
Fascinée et terrifiée ,
une petite fleur au destin fastidieux aussi merveilleuse qu'étonnante, grelotte mais reste éperdument passive.
Une coulée de brume dévale la pente de la colline en effaçant la lumière du jour tandis que le fracas du tonnerre retentit aussitôt.
Les animaux de la forêt pris à dépourvus par cet orage fuient et se réfugient comme ils peuvent ,dans la quiétude pour échapper au mauvais temps persistant.
Si la montée des eaux s'avère être un refuge pour la vie aquatique ,elle est par conséquent un spectacle terrifiant et dévastateur pour toute autre vie sur terre.
L'explosion démesurée des torrents résonne vigoureusement alors qu'une déferlante vague d'eau recouvre subitement les plaines en inondant la vallée.
La petite fleur est pris soudainement dans un tourbillon de boue destructrice mais quoi qu'il arrive l'âme du monde restera toujours intact .Malgré cette course effrénée contre les éléments en furie , le sol se dévoile , les champs refleurissent et les rayons du soleil pénètrent dans le coeur de la terre pour que la vie renaît à nouveau.
C'est l'été ,malgré la sécheresse et les pluies diluviennes ,l'irrésistible petite fleur jubile et sa volupté reste intacte et éclatante.
Le temps passe ,les saisons défilent et ces pétales aussi intrigante que resplendissante brillent à l'affût du soleil .Le monde est subjugué par sa beauté , les fées aux ailes lumineuses survolent sans cesse les prairies évitant les branches des arbres pour venir admirer la jolie petite fleur.
Plus tard ,ceux sont les nymphes des bois et celles des forêts qui viennent contempler et s'émerveiller devant elle.
Tout là –haut ,un aigle se laisse flotter et guider par l'air transitoire de l'indécis mais subrepticement le spectre du rapace se jette dans le vide et arriver au bord d'un précipice ,ralentit son vol ,plane et fonce inébranlablement sur une proie défiant la loi de la jubilation affective ; Un profanateur méditatif voulant brouter et goutter aux pétales appétissante de la petite végétale.
La rumeur ne cesse jamais alors la grâce et l'agilité de l'aigle réussi à faire fuir le petit rongeur.
Les feuilles tombent une à une sur le sol jusqu'à ce que les branches soient entièrement dénudées.
Un vent glacial étire son voile désabusé d'Automne très loin ,au delà des sens.
Les champs sont vides ,les fleurs n'y sont plus et les étoiles ne brillent plus .Pourtant devant ce paysage dépravé et mélancolique ,la petite fleur subsiste toujours ,courtisée et parfois jalousée.
Elle est si belle et tellement pure ,alors serait-ce par son innocence gracieuse que sa perfection et son esthétisme reste aussi intact?
La vie est imprévisible ,le reflet de la lune montre aux uns et aux autres l'étendue d'une dimension souvent réelle par parfois irréelle.
Sur la surface scintillante des sommets enneigé ,le blizzard emmène dans sa masse démesurée l'hostilité des flocons exaltés.
Tandis que la tempête de neige persiste sur les hauteurs ,les eaux se figent créant des sculptures élégantes et irrationnelles.
Les mois passent et la glace fini par fondre tandis que le printemps était attendu avec impatience.
Les cours d'eau deviennent des torrents qui s'immiscent ensuite dans les rivières immodérée et considérable.
Le bruit des cascades enthousiasme et apaise les esprits désenchanté du monde des êtres vivants.
Au milieu de l 'extravaguant amas de neige restant ,une petite fleur aux mille couleurs laisse échapper l'évidente parfum de la vie.
Secouant ses pétales , sa frénésie est adulé à l'ivresse de l'ode.
Le soleil brille ,les nuages se sont évaporés et un arc-en-ciel impavide et frémissant de nuance dévoile sa carnation féerique au monde de la forêt.
Pourtant les feuilles se mettent à se cacher brusquement ,les branches se frétillent à l'approche d'un être maléfique.
C'est un homme portant un fusil et prêt à tuer sans état d'âme.
Les animaux apeurés et déstabilisés se courbent ,se cachent et s'enfuient dans un désarroi total.
Un coup de feu retentit ,la mort est ressenti et l'air est asphyxié par l'odeur invisible du sang . L'esprit d'un être a quitté son corps pour aller vers un autre monde , une nouvelle contrée que les vivants sont prohibés.
Une elfe suit par mépris les pas dérangeant de l'homme parsemés de sang qui le conduit à la petite fleur abîmée et écrasée par la lourdeur et par le passage du méprisant chasseur machiavélique .

Serait-ce la fin des mésaventures de la petite fleur extirper par une tragédie dérisoire ,impunie et abject?
Fébrile et presque abattue , elle pleure des larmes mystique et son courage s'estompe et se dissolve
en même temps que sa pensée.
L'agonie finale et l'achèvement d'une vie précaire semble toucher à sa fin lorsque près d'elle ,une tige naissant de la terre s'élève et s'abaisse aussitôt sur elle.
Alors une fleur aussi éblouissante que rayonnante ,en pleine éclosion parsème sa clairvoyance sur la fragile créature meurtrie et comme par enchantement elle est réanimée et ramenée à la vie.
Ainsi ,malgré la tourmente et la pérégrination du temps ,elles se sont aimées et vécurent heureux jusqu'à la fin des temps sans jamais se fanées ni flétrir.
Leur histoires et leur péripéties sont encore contées par les grands sapins aujourd'hui encore après tant d'années et d' insouciance parcimonieux et péremptoire..
19 mai 2008
SENS ENCENSéS d ' ANTHINéA et A l 'AUBE de l 'AUBE
Voiçi deux textes ,le premier de ma plume et le deuxième Réponse si Belle au premier
que je me décide à vous l'offrir ,avec joie.Et ainsi vous faire découvrir le talent de XELLA.
Illustrés avec des tableaux de Jérôme Bosch,Paul Gauguin ,Gustave Klimt .
http://commons.wikimedia.org/wiki/
SENS ENCENSéS d' ANTHINéA de Luce Brera
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Les Sens tout retournés d'une Essence évaporée,
l ' Essentiel d 'un Sens inversé qui tressaille à l'évocation
susurrée d'un Autre Sens mal indiqué...
Sans dessus ni dessous nos sens ne savent plus à quels
seins se voués...
Depuis qu'une Anthinéa survole nos pensées,
c'est la déroute subliminale ,subsensorielle ,
substantielle ,substance du Ciel , nos sens sont en vadrouille
en léthargie ,en méditation ,en gestation , ils ne savent plus
ou aller...
Au moyen âge on aurait été tenter d'aller dans le
Désert pour penser à autre chose…Ou on aurait été brûlé
pour avoir fréquenté le diable ,enfin on aurai eu une solution
pour ne plus penser…Anthinéa vous êtes en train de faire
perdre la tête a toute cette planète virtuelle....
Rendez-vous compte! Je préconise une pincée d'Encens
spéciale anti-sens et un bol d'air pour ne pas s'évanouir......
Voilà ,quand à moi ,je vais réciter des Mantras pour mieux
m'endormir....Anthinéa......Anthinéa..........Anthinéa.......
Copyright.Texte de Luce Brera © 2007

A L ' AUBE de L 'AUBE de XELLA
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Mais qu'elle est donc cette Anthinéa?
Anthinéa...
Qui te fait chavirer , retourner les sens...
...A l 'aube de l 'Aube...
Oui, les non-sens des excès des sens
Qui...
Haut lieu de l'essence,
S'encense de substance,
et confondent ,inversent et métaphorisent
l 'autre de l 'Autre
Qui pourtant
est bien le véhicule...
Nos sens ,les sens...
Véhicule de l 'essence ciel
Se fourvoient dans l 'absence de sens
Sans ciel
s'encense et s'imbusent d'eux-mêmes,
Perdu à la recherche de l'autre
qui n'est autre que l'Autre,
En face et en nous
Si présent et pourtant invisible
Aveuglé par nos manques et manquements,
par cette quête de l 'absence à nous-même de nous-même
Donc de l 'Autre.
Quête incessante et éperdue
si et temps que nos désirs s'épuisent et s'égarent exclusivement
dans l 'égo de nos plaisirs...
Pourtant si voluptueux,délictueux
lorsque reliés à l'Orgasme Universel...
mais là je m'égard et me perd
prise par une brise,
le relent d'un souvenir...
Anthinéa...
Anthinéa...
... lorsque tu nous tiens!
Copyright.Texte de Xella. © 2007
AINSI VA LA VIE
Je vous propose les Mots d'un AMI ^^RENARDCOI^^ qui a un regard sur la Vie très Personnel.
______Ainsi Va la Vie......_______
À table il n’y a qu’un couvert.
Personne de vivant sous les yeux.
Sans étincelles de musique rose
Le jardin d’odeurs est désert.
Dans cette musique un peu morose,
Je me sentirais malheureux,
Et mon cœur serait tragique.
Si je retrouve dans tes miroirs,
Toute la substance même de l’espoir
C’est pour faire croire en l’amour vert
Même si temps qui passe désespère !
Je suis seul en grande maison.
Pleine de gens seuls comme de raison,
Jamais, jamais à l’unisson,
Pour y vivre à pamoison….

Pourquoi n’es-tu venue plus près,
Pour me laisser regénéré….
Qu’est-ce qui tant donc t’effraie,
Dans simplement être aimée !
Aujourd’hui, un bonheur non-né,
Laissant de côté souvenirs,
Et la joie des plaisirs donnés
Comme la toute blanche mélancolie
De la satiété sans envie
D’amants virtuels dans leurs lits
Jour d’hui, puisqu’ ainsi va la vie,
C’est bien ce qui nous fait mourir…..
TEXTE de Renardcoi @ 2007-07-07 ©
La BELLE MOSAÎQUE de NOS RÊVES éVEILLéS
TEXTE de LENIAIS
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« « LA BELLE MOSAÎQUE DE NOS RÊVES EVEILLES » »
Après une rude journée de travail dans le blog.fr, tard, le soir, je m’apprête à aller dormir. Je sens des bourdonnements. Mes yeux semblent presque voilés : trop fatigués. Trop de luminosité.
Cela fatigue, c’est sûr ! Je suis poétiquement enfiévré : je suis encore noyé dans la fièvre qui m’avait animé durant toute une journée.
Jo, Lotuce, krys, Isa , Corail, Elthis, Renardcoi, Icar, Joueuse, Animelle, ,Jedonnemonavis qui ne donne jamais son avis,Valentin-Kinder, Love_is_ a_ Struggle, Capri,Olivier, Femmebrune, Séléné,…………………………
Tous se pressent et s’empressent dans ma tête.Ma tête qui se trouve par tous mes amis blogguers, occupée, emplie.
La représentation iconique de chacun, tout doucement, passe comme les clichés d’un film devant mes yeux devenus véritable écran.
Voilà un chaton à la robe fauve tout mignon qui me regarde de ses petits yeux brillants comme s’il voulait m’entretenir : un chaton qui, dès le premier coup d’œil, j’ai aimé. Un Chaton qui voudrait bien louer un château qui dispose d’une très grande cuisine afin de rassembler tous ses amis qu’il aime déjà sans nulle distinction. C’est un Chaton rassembleur qui sème le bien et le bonheur tout au long de son chemin.
Une fleur de lotus me rappelant l’Egypte pharaonique et l’Inde brahmanique et une grappe de raisin qui renvoie directement à la grappe humaine ou tout simplement au vin et à Bacchus ou à Dionysos.
Un visage qui paraît triste comme s’il avait souffert toutes les souffrances du monde, des yeux fatigués pour avoir trop pensé ou trop pleuré . Un visage que je prends en très douce sympathie.
Je m’imagine déjà passer à sa hauteur dans une étroite ruelle, et lui sourire. Comme cela, affectueusement, lui sourire afin de m’en rapprocher .
Et, à ma grande surprise, je le vois qui, alliant un joli petit clin- d’oeil et un joli sourire, à son tour, me sourire.
Aux anges, je fus. Elle aussi.
Voilé, à la «maghrébine » d’une voilette noire, la tête recouverte d’un foulard noir aussi avec des taches vertes : un visage aux marrons yeux perçants vous regarde .Il semble vous embrasser, vous pénétrer, vous embraser. Et dire que derrière ce visage, certainement très beau, se cache une très belle Femme qui, quand Elle a envie de TE dire qu’Elle T’aime, hé bien, sans nulle hésitation, Elle Te dit qu’Elle T’aime. Dans ses yeux loge tout un désert : véritable tapis de sable où la vue ne se brise jamais.
Une jolie tête à la chevelure paraissant blanche mais en réalité blonde, photo trop éclairée certainement , un joli regard mystérieux et affectueux, celui d’une jeune femme qui paraît très curieuse.
Une Rose toute rose qui veut en dire long : sa poésie toute rose aussi
interpelle chacun de nous et ne cesse de nous embarquer dans son histoire qui ne nous est point indifférente,bien au contraire. Elle nous fait voyager au gré des événements qui jalonnent sa vie.
Un Goupil très agile sur ses deux pattes semble vouloir grimper ou happer quelque chose que l’on ne voit pas .Tout ce qui entoure Messire Goupil, soudain, jaillit et nous sollicite : et voilà le Roman de Renard qui se déploie et occupe tout l’espace.
Très attristée une jeune femme au pull vert et au buste marqué, la tête baissée, semble aussi très préoccupée : Poète, elle l’est : les souffrances d’autrui sont ses souffrances, les joies d’autrui sont ses joies. A la moindre sensation, au moindre mot , au moindre bruit, au moindre cri, au moindre son , comme moi, dans les airs,elle est prête à s’envoler .
Une très belle jeune femme au regard franc et au front haut et dégagé, et sans nul froid aux yeux, semble inviter au dialogue sans détour : No censure !!! De nature apparemment généreuse, parce gavée de tout, elle présente une poitrine aussi généreuse pour celui qui sait apprécier. Libre de tout dire, libre de tout oser…. Elle nous dit tout et elle ose tout, et c’est tant mieux pour notre plaisir de l’entendre tout dire et de l’entendre tout oser dans tous ses dires.
La vision d’un dos qui en dit long et d’une nuque nettement dégagée, les cheveux étant relevés en chignon et le tout représentant une femme au bassin bien évasé qui ferait fantasmer pas mal de jeunes mâles. Nul dérangement est-il ouvertement signifié : le trou de la serrure n’est point obstrué vous pouvez regarder.
Encore une preuve que le don de soi n’est point une chimère !!!! Merci Mon Amie ! Par le trou de la serrure, je ne regarderai point. Je taperai à votre porte, et je sais, oui ! Je sais, sans nulle hésitation, vous m’ouvrirez et j’entrerai.
Une fillette toute violette, toute fluette jouant de la flûte : Euterpe, notre muse est là ! A vos instruments de musique !!!
Et ce point d’interrogation qui veut dire :
« Qu’importe, nous sommes tous des énigmes les uns pour les autres à quoi bon se masquer. Homme très soucieux de la misère qui touche son Frère l’Homme dans le Berceau de l’Humanité. Berceau que beaucoup ignorent ou semblent ignorer.
- « Et, si on te disait Madame la marquise que ta grand-mère était noire ? » , disait-on un jour, à Madame la marquise qui prenait un certain air .
Une étoile rouge qui a choisi une pomme rouge en guise de cœur, elle ne rappelle pas le ciel mais l’image de CHE ne semble pas trop loin.
Une belle forme féminine aux contours noirs noyée dans le bleu au bord d’une fenêtre, et à contre-jour, semble inviter tout observateur à l’évasion céleste. Gentillesse et bonté à fleur de peau et à fleur de mots. Et, si l’on savait combien cet être, si fragile et si fort à la fois, avait enduré, avait souffert tout au long de sa tendre jeunesse ? Qu’est-ce que l’on ne ferait pas pour l’aimer !!! Et, moi, le premier.
Un ourson blanc tout mignon prêt à se laisser prendre, à se laisser caresser, prêt aussi à vous lécher et, sans arrêt pourvu que vous le laissiez faire, tellement il semble être sociable et gentil. Il est tout aussi prêt aussi à vous suivre partout.
Une femme brune au regard franc, aux yeux noirs qui paraissent très envoûtants.
Enfin, la fille de Cléopâtre, toute élancée : un foulard à la main telle une orientale, comme si elle dansait dans les airs, semble harmonieusement dans les airs s’élever.
TEXTE de LENIAIS © 2007
LA VEUVE NOIRE au VOILE ROUGE
TEXTE d' Animelle
Je vois la veuve au voile rouge, comme une pute à sa dernière
pipe, cachée sous la voilette, la main tremblante d’avoir trop touchée, les
ongles rouges d’avoir voulu trop plaire, elle a l’âme noire et change de cap.
Qui est elle ?
Je ne la connais pas mais je l’a reconnais, elle est peut être moi dans quelques années.

Elle est assise sur le prie dieu, que peut elle lui demander ?
Quel courage, elle a temps goûter à ses fils qu’elle essaye maintenant d’attirer leur père.
On ne voit pas ses yeux.
Je me suis assise à coté d’elle comme attirée par le désir, comme par déraison, comme par instinct.
Elle sent la légère odeur d’une fleur sucrée. Elle sent la vanille.
Elle ne bouge pas, je ne sens pas son souffle mais devine ses seins qui se
tendent et puis abandonnent.
Si j’osai je tournerai autour d’elle, je voudrai la découvrir, observer
cette fleur, comme l’auteur d’un film qui voudrai comprendre son personnage
principal, comme une héroïne incomprise, un mystère.

Par quel hasard, je suis entrée ici, par quel hasard m’a t' elle appelée ?
Et c’est mon souffle qui s’accélère, comme hypnotisée, je deviens une
marionnette, ma raison ne répond plus, et je me laisse portée,je tourne la tête vers elle.
Un coulis noir à rejoint son menton et se jette dans son coup, trop de rimmel
a du couvrir ses cils, elle doit être triste à pleurer devant la statue de

celui qui c’est fait bien plus baiser qu’elle, baiser par ses frères, trahi
par son père qui l'a laissé souffrir pour inventer le " pardon ".
Que cache t elle ? A t elle subit la malédiction de la fée noire, ou alors
noire, ou alors est-ce une sorcière qui se repend d’avoir trop bu de sang.
Mais qui est elle pour me guider à elle, comme si son âme
avait besoin de la mienne, elle pompe mon énergie et me nourrit à la fois.

Elle est belle cette garce inconnue, elle semble avoir la peau tiède et je
voudrai la caresser, est elle vibrante quand on lui donne le tournis, quand
dans ses yeux on se noie jusqu’au plaisir.
Une fièvre occulte me prend au ventre, et comme une main me serre la gorge,
je l’a regarde toujours, son profil est une perfection, une icône, elle est l’éternité.
Je croyais qu’elle venait prier mais elle venait simplement me chercher.
Crier en silence le mal qu'elle à perdu.
Je pleure maintenant de voir ses larmes.
Elle crie la rage d’avoir perdu l’amour, sans bouger, sans sombrer, elle
reste forte jusqu’à la haine, devant toute ses saintes, elle lève un doigt hargneux.
Je la regarde toujours, elle se dresse et ne fait pas de signe, elle tourne
le dos à ces pucelles pour montrer ses fesses, je devine son porte jarretelles,
elle m’a mis une chaîne au coup, je la suis comme une chienne.
Elle se met> dans l’ouverture de la porte de la chapelle, elle relève une jambe pour que
son talon claque contre la porte, elle tourne la tête, elle me regarde.
Allume une slim avec plaisir, j’avance vers elle avec le désir dans chacun des mes pores.
La veuve au voile rouge
Par Animelle @ Mardi, Fév. 20, 2007 ©
© Créations et Montages d'après photos sur iMAC OS9 avec photostudio
©de Luce Brera.2007 ©
18 mai 2008
QUAND LA LOUVE HURLE A LA MORT
TEXTE de SHALI
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Le temps est maussade ce matin
Je fume clope sur clope
Mon 3è oeil de cyclope
Se demande à quoi il sert? Rien
N'effleurera ma douce joue,
Pas une larme; ni un gémissement
Ne sortira de ma gorge. Ou
Encore mon coeur se ment?
Quel changement puis-je espérer?
Devant ces gens, je souris.
Devant mon écran, j'écris
Ce besoin d'aimer...
La louve se dessine derrière moi,
Elle grandit, ne faiblit pas et inspire
Avant de pousser son hurlement; sire,
Elle regarde la lune et met son coeur en émoi.
Son enfant à ses côtés, elle enseigne
Et lui apprends la planète bleue, couleur de Kali,
Et le rouge de la terre, la colère, si
Elle hurle, c'est que son coeur saigne.
Au milieu des autres, son apanage est étincelant
Comme brodé d'étoiles. Ses yeux sont mystiques,
Auréolent la vie et transcendent l'éthique.
On sent, non pas son jugement mais bouillir son sang.
Aux aguets, on veut la tuer?
Les hommes vénèrent Babylone,
Se méfient de la protectrice de la Nature et
S'inclinent devant la Lune bienfaitrice, donnent
Et prennent la vie des leurs. Tels des bêtes,
Fuient devant elle, craignant se faire dévorer?
Elles les rassemble en petits groupes pour adorer
Celui qui l'a faîte ô ma louve, poursuis ta quête.
Effrayés, ils la redoutent, la solitaire, cette mère
Qui, l'espace d'un instant, sublime leur plaidoyer.
Ce matin est féroce. Dans les rangs, les bébés ont faim,
Ne grandiront pas, cruelle malédiction!
La louve pleure la fin
D'un monde qui n'est qu'une sanction!
TEXTE de SHALI 33 © Illustré par mes soins
19 avril 2008
GIFS
DRAGONS ,CHEVALIERS, CREATURES FANTASTIQUES et MAGICIENS
Feu
Barrette magique
Magicienne
Magicien
cheval ailé
Centaure ailé
Dragons
Créature fantastique
Chevalier
Cube magique
Larme -pierre magique
main de feu
candélabre
Bougies
Image féérique
CHATS CHATOUILLE
petit chat noir
yeux verts chats
Félix le chat ,pense....
Garfield rêve
Garfield en tableau
Garfield fait le poisson
Garfield bras croisés
Chat offre des Fleurs
CHAT ROUX QUI DORT
Chat d'AVATHAR
Chat se balance
Chats à table
Chaton à la rose
Chat dans basquet
sorcière
dragon rouge
Petit Diable
Mme Simson perd la tête
Marsupilami
Snoopy lit
LES ANGES
ange prie
petit ange à l'Arc
petit ange aux fleurs
avatar ange
avatar ange nu
La panthère rose
Extras-Terrestres
COEURS
petit coeur
petit coeur de toutes les couleurs
coeurs cignes
amourange
coeur love
Petits Avatars
SIRENES
1
2
PAPILLONS
papillon auréole
avec fleur
boutons fleuris rouges
Papillon s'envole
avec fleur bleue
Signes Astrlogiques
BALANCE

BELIER

POISSON

CANCER
SAGITTAIRE
signes astro /cancer
signe astro/sagittaire
Petit ANE
PORTE 1
COEURS
petit coeur couleurs
Coeur qui bat
07 mars 2007
10 FACONS de FAIRE un BON FILM
K -PAPS vous présente un FILM HILARANT digne des MONTY PYTHON sacré GRAAL,si on vous le dit....
http://www.dailymotion.com/K-PapS/video/x3y9kw_10-facons-de-faire-un-bon-film_fun









































































































































